Nissan Navara et Mitsubishi L200 : ce changement radical signe la fin d’une époque

L’essentiel à retenir : Révolution pour le Nissan Navara. Désormais simple clone du Mitsubishi L200. Une rupture historique dictée par les coûts. Finie la conception maison, place à la technologie Mitsubishi. Un pari économique majeur pour l’Alliance. L’avenir européen reste toutefois flou face aux normes antipollution.

Fin de l’indépendance technique pour le célèbre pick-up. Une transformation radicale dictée par l’économie. Le futur Nissan Navara devient le jumeau du Mitsubishi L200 par souci de rentabilité. Châssis identique, moteur commun, design partagé. Ce rapprochement inédit marque un tournant historique, bien que l’avenir européen du modèle reste flou.

  1. Navara et L200 : la fin d’une époque pour Nissan
  2. À quoi ressemblera le futur Nissan Navara ?
  3. Sous le capot : le cœur d’un Mitsubishi
  4. Le nouveau Navara en Europe : le grand point d’interrogation

Le monde du pick-up tremble. Le Navara, véritable icône du segment, s’apprête à subir une mutation radicale dictée par la finance. Vous ne verrez plus ce 4×4 du même œil, car les règles du jeu ont changé en coulisses.

Un tournant historique depuis 1986

C’est une rupture brutale pour les puristes. Depuis 1986, Nissan concevait ses propres bêtes de somme en interne. Terminé. Le prochain modèle sera techniquement un Nissan Navara basé sur le Mitsubishi L200 (ou Triton). Une perte d’ADN ? Sans doute, mais c’est désormais du rebadgage pur et dur.

Oubliez l’époque où le Navara de 2014 servait de donneur d’organes au Renault Alaskan ou au Mercedes Classe X. Ce partenariat est mort et enterré. Renault sort définitivement de l’équation sur ce segment spécifique, laissant Nissan réorganiser ses alliances.

La raison est purement structurelle. Nissan ayant pris le contrôle de 34 % de Mitsubishi en 2017, la hiérarchie a changé. Pourquoi Nissan s’embêterait à créer un châssis coûteux quand sa nouvelle filiale sait déjà le faire mieux que personne ?

L’alliance avec Mitsubishi : une question de gros sous

Parlons argent, car c’est le nerf de la guerre. Développer un pick-up moderne engloutit des fortunes. En partageant la plateforme du nouveau Mitsubishi L200, Nissan coupe drastiquement dans les dépenses de R&D. C’est une rationalisation industrielle froide, mais nécessaire pour maintenir le modèle en vie.

D’ailleurs, il faut rendre à César ce qui est à César. Mitsubishi possède une expertise indiscutable sur les châssis à échelle et le franchissement pur. Ils pilotent logiquement le projet technique. Nissan récupère ainsi une base ultra-robuste sans se ruiner en développement.

Cette décision de fusionner les opérations de pick-up était inévitable pour réduire les coûts, tout en essayant de différencier les deux véhicules pour des clientèles distinctes.

À quoi ressemblera le futur Nissan Navara ?

La stratégie est posée, mais le résultat visuel intrigue. À quoi va ressembler ce Navara « made by Mitsubishi » ? Vous risquez d’être surpris par la ressemblance frappante entre ces deux cousins techniques, qui partagent désormais bien plus qu’un simple châssis.

Un air de famille (très) prononcé

Le design extérieur ne laisse pas de place au doute. Le futur modèle reprendra les proportions générales du Mitsubishi Triton sans détour. La filiation est évidente au premier coup d’œil. Ne cherchez pas une révolution, c’est une adaptation logique du couple nissan navara mitsubishi l200.

Nissan a tout de même travaillé sa copie sur la calandre. La face avant sera spécifique à Nissan pour tenter de lui donner une personnalité propre. C’est le seul vrai changement visuel notable, car le profil et l’arrière restent ceux du donateur.

Voici les points clés du design partagé :

  • Proportions et silhouette identiques au L200/Triton.
  • Face avant redessinée pour intégrer l’identité Nissan.
  • Filiation visible sur le reste de la carrosserie.

Un intérieur quasi copié-collé

Ouvrez la porte et le constat est sans appel : l’intérieur sera quasiment identique à celui du Triton. Les designers n’ont pas cherché à masquer l’origine du véhicule. On retrouve la même architecture de planche de bord, bouton pour bouton.

Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’utilisateur. L’ensemble est dominé par de grands écrans numériques modernes pour l’info-divertissement. C’est un bond technologique nécessaire, directement hérité du savoir-faire de Mitsubishi en la matière sur cette nouvelle génération.

Au final, la réalité est simple à accepter. Les clients devront accepter de conduire un Mitsubishi avec un logo Nissan sur le volant. C’est le prix à payer pour la rationalisation des coûts de développement.

Sous le capot : le cœur d’un Mitsubishi

Au-delà du design extérieur, ce qui définit réellement un pick-up, c’est son moteur et ses capacités de charge. Et là aussi, le changement est total et radical pour le futur Navara. Vous voyez le tableau ?

Adieu le 2.3L dCi, bonjour le 2.4L Mitsubishi

Le moteur diesel 2.3L dCi qui équipait l’ancien Navara tire sa révérence. Nissan tourne la page sur cette mécanique de l’Alliance pour laisser place nette à l’ingénierie japonaise. C’est un choix technique fort.

Le Navara héritera donc du moteur diesel 4 cylindres de 2,4 litres du Triton. Un bloc réputé pour sa robustesse et sa capacité à encaisser les kilomètres sans broncher, même en charge lourde.

Ce moteur est disponible en plusieurs niveaux de puissance sur le Triton (jusqu’à 204 ch). Il est donc très probable que Nissan propose aussi au moins deux versions pour son Navara européen.

Performances et fiabilité : qu’est-ce que ça change ?

En adoptant la base technique du nissan navara mitsubishi l200, le modèle pourrait gagner en réputation de fiabilité. C’est une stratégie payante pour capitaliser sur l’image solide et éprouvée de son cousin.

Cela pourrait rassurer les clients échaudés par les problèmes de fiabilité sur certains moteurs de l’Alliance par le passé. Rien de tel qu’un bloc moteur fiable pour dormir sur ses deux oreilles.

Le choix de la plateforme L200, reconnue pour sa robustesse, est un pari sur la fiabilité pour redorer l’image du Navara auprès des professionnels.

Le nouveau Navara en Europe : le grand point d’interrogation

Passionné de pick-up, vous attendez ce modèle avec impatience ? Attention à la douche froide. Un nouveau véhicule existe, c’est un fait, mais sa venue sur nos routes est tout sauf garantie.

Les normes CO2, l’éternel casse-tête

Le vrai coupable, c’est la réglementation actuelle. Les normes d’émissions de CO2 en Europe sont devenues impitoyables pour les constructeurs généralistes. Vendre un utilitaire diesel coûte désormais une fortune en pénalités. C’est une barrière financière presque infranchissable pour ce segment.

Regardez simplement la situation chez le partenaire japonais. Le duo nissan navara mitsubishi l200 partage la même technique, et le Triton n’est pas importé. Le sort du Navara est donc directement lié à l’absence de son jumeau technique.

Le marché du pick-up se réduit drastiquement en Europe. Les marques doivent faire des choix financiers difficiles. L’équation économique devient impossible à résoudre pour maintenir ces véhicules au catalogue face aux taxes.

Tableau comparatif : navara d40 vs futur navara (base l200)

Tout change radicalement sous la carrosserie. Voici un résumé des évolutions techniques majeures entre l’ancienne génération et la nouvelle mouture.

Caractéristique Ancien Navara (génération D40, 2014-2024) Futur Navara (base L200, post-2025)
Conception Nissan (en collaboration avec Renault/Mercedes) Mitsubishi
Plateforme Nissan F-Alpha Mitsubishi (châssis échelle)
Moteur principal Diesel 2.3L dCi Diesel 2.4L Mitsubishi
Design intérieur Spécifique Nissan Partagé avec le L200/Triton
Disponibilité Europe Oui Incertaine

Changement radical pour le Navara. Fin de l’indépendance technique. Le pick-up japonais devient un simple clone du Mitsubishi L200. Une logique financière pure. Moteur et intérieur identiques, seule la face avant change. Cette stratégie de groupe sacrifie l’originalité sur l’autel des économies. L’avenir en Europe reste incertain face aux normes antipollution.

FAQ

Quelle marque de moteur dans le futur Nissan Navara ?

Origine 100% Mitsubishi. Le bloc sous le capot est le 2.4L diesel du Triton. Fini le moteur 2.3L dCi issu de l’alliance avec Renault. C’est un 4 cylindres réputé pour sa robustesse. La mécanique est désormais identique à celle du L200.

Lequel choisir entre le Mitsubishi L200 et le Nissan Navara ?

Quasiment aucune différence technique. Même châssis et même moteur pour les deux modèles. Seule la face avant distingue le Navara. L’intérieur est aussi copié du Mitsubishi. Le choix se joue uniquement sur le design extérieur ou la proximité du concessionnaire. C’est le même véhicule sous deux logos différents.

Le prochain Nissan Navara sera-t-il fiable ?

Réputation solide chez Mitsubishi. Expertise reconnue dans les véhicules tout-terrain. Le châssis échelle est éprouvé et durable. Cela remplace les anciennes motorisations parfois capricieuses. La fiabilité devrait monter d’un cran avec cette base technique. C’est un pari rassurant pour les professionnels.

Pourquoi le Navara utilise-t-il une base Mitsubishi ?

Logique économique de groupe. Nissan est actionnaire majoritaire de Mitsubishi. Partager la plateforme permet des économies massives. L’alliance avec Renault sur ce segment est terminée. C’est une stratégie de rationalisation des coûts.

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